Images Aléatoires

Bienvenue!

Photos-fred-160.jpg

Ce sont les élucubrations d'une jeune docteuse qui prend des photos bizarres et écrit des textes tout aussi étranges... 


Vous trouverez un peu de tout : des poèmes, une critique de polar, des élucubrations sur des thèmes divers (l'Inde, le régime, la modernité amoureuse...), des petits clips, des photos d'usine mais pas que, un jeu, deux nouvelles, des extraits de BD etc. etc. etc. 

Je vous laisse fouiner!

Jeudi 16 avril 2009


Un après-midi à vagabonder dans les revues scientifiques nord américaines

Au gré d’articles improbables, insoupçonnables,

Peut-être que je pourrai ajouter mon petit papier à cet édifice de papiers,

Je me suis perdue dans les méandres de la sociologie critique, critiquée, culturelle,

De la psychologie appliquée, différenciée, sociale,

J’ai découvert que l’apprentissage était actif, le comportement adaptatif,

J’ai exploré

Le futur de l’armée espagnole,

La prévalence de l’obésité chez les adolescents au Koweit,

L’utilisation de l’imagerie émotive pour un enfant de 10 ans souffrant de peurs nocturnes des fantômes et des zombies,

La formation du contreterrorisme lituanien après le 11 septembre,

La ségrégation par l’âge chez les prisonniers âgés,

La représentation des compétitions de musique internationales,

Une analyse philosophique de la crise morale dans la Chine post Mao,

Les applications du test de logique linéaire en recherche psychométrique,

Pourquoi le paradigme des méthodes variées est dépassé dans la recherche en éducation,

Le sens de la charité dans la pensée politique de Locke,

L’amélioration du goût frais du jus de clémentine par la pasteurisation séparée du sérum et de la pulpe,

La technologie agricole dans l’Inde du haut moyen-âge,

Les trajectoires post industrielles des cités méditerranéennes : le cas de l’Athènes post-olympique,

 

Que notre monde disserte sur lui-même

On appelle ça faire de la biblio

J’appelle ça vagabonder dans les savoirs proliférés, fragmentés, difractés à l’infini sans qu’aucun œil ne puisse plus les embrasser du regard.

 

J’ai lu au détour d’un papier : « Science is dead. Long live the (accumulating) research literature ! ».

 

J’ai noté la référence, normes APA tout comme il faut : Velsiner, J. (2009). Cultural psychology today: innovations and oversights. Culture Psychology, 15 :5. 

 

J’ai une foule d’idées pour mon prochain papier.
Par kler
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Mercredi 1 avril 2009

Les îles Canaries ne sont pas uniquement infestées d'hôtels bétonnés et d'Allemands en short, elles sont aussi emplies de beaux paysages comme ça :








Ou ça :






Ou encore ça (on reconnaîtra une camionnette de surfers au premier plan) :







Elles sont aussi pleines d'amis, de crema de whisky, de bateaux qui tanguent, de chats affectueux et de pythons allergènes. Et d'un air de "Strangers in the night" qui flotte encore au dessus d'un jacuzzi ensoleillé.




Dernier clin d'oeil :







Par kler
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Mardi 3 mars 2009

En hommage à ma grand mère


Il fait doux.

Oui, dit sa mère en passant la porte vitrée. Les roseaux. Mourir aux roseaux, ajouta-t-elle.

Elles s’avancèrent le long d’un couloir qui sentait comme ça sent toujours dans les maisons de retraite et saluèrent l’infirmière.

J’ai amené de la limonade, dit sa mère. Elle ne boit plus que ça. Comment va-t-elle ?

Son état était stationnaire. Elle avait toujours son hématome au visage depuis qu’elle était tombée. Elle passait ses journées près du radiateur. On a du le couper, dit l’infirmière, l’autre jour il y a un vieux monsieur qui s’est brûlé alors on l’a coupé.

Trois vieilles dames étaient assises autour d’une table, devant un poste de télévision qu’elles ne regardaient pas. Un poste de radio jouait Nostalgie.

Ce sont celles qui sont le moins mal, dit sa mère.


Elles s’enfoncèrent dans un couloir beige, au mur des posters jaunis de fleurs et de cascades, derrière les portes entrouvertes une vieille allongée prostrée le visage déformé attendant ce qu’on attend dans cet état à cet âge là et un vieux poussant des râles lui aussi allongé immobile la bouche grande ouverte.

Voilà ta grand-mère, dit sa mère.

Cette vieille dame au visage fripé, cette vieille main posée sur un radiateur froid dans ce coin de couloir, ce vieux corps ratatiné sur un fauteuil oui c’est elle c’est encore elle.

Qu’est ce qu’elle a changé, dit-elle.

Bonjour, c’est ta fille. Et regarde avec qui je suis venue, ta petite fille, dit sa mère.

La vieille dame leva un œil morne et sembla réagir.

Oui, dit la vieille dame et elle sourit.

Tu la reconnais ? demanda sa mère.

La vieille dame opina.

Tu vois elle te reconnaît, dit sa mère.

Bonjour ma grand-mère, dit-elle. Sa joue était flasque et froide sous son baiser.

J’ai soif, dit la vieille dame.

On t’a amené de la limonade. Sa mère en versa dans un gobelet et aida la vieille dame à le porter à ses lèvres, ses doigts déformés tremblant et elle buvant à petites gorgées.

Regarde, ta petite fille t’a apporté des gâteaux. Une spécialité de sa région. Tu en veux ?

La vieille dame fit la grimace.

Elle ne mange toujours rien, dit sa mère. Elle lui tendit une miette de gâteau que la vieille dame recracha dans le radiateur que sa mère alla nettoyer avec un chiffon.


Je suis contente de te voir, dit-elle. Comment te sens-tu ?

La vieille dame haussa les épaules d’un air qu’elle lui connaissait bien et qui était le sien depuis tant d’années, ce haussement d’épaules qui constituait sa grand-mère.

Elle a de vieux restes d’elle, dit sa mère.  

La vieille dame ferma les yeux et s’assoupit. Elle prit sa main fragile et froide qu’elle baisa et caressa ses cheveux blancs et raides et secs et la regarda un long moment. Sa peau creusée de rides en sillons profonds sa peau disparaissant sous les plis ses yeux creusés sa pâleur de cadavre et c’était bien elle, pourtant, c’était bien elle. Pas encore morte encore respirant buvant si peu si peu.

La vieille dame but une nouvelle gorgée de limonade.

Tu fais quoi demain ? dit la vieille dame.

Demain je vais en Belgique, dit-elle. Tu connais, tu y es déjà allée, tu sais, Bruxelles.

La vieille dame ne réagit pas.

Elle a des éclairs de consciences, dit sa mère, c’est fugace.

Sa mère lui montra sa chambre, les réserves de limonade, les photos qu’elle même avait accrochées au mur, le poste de radio que la vieille dame aimait tant et qu’elle n’écoutait plus.

Les photos elle ne les regarde même pas quand je lui montre, elle ne les reconnait pas, dit sa mère, je les ai emmenées quand même.

Son petit monde.


Pendant que sa mère prit la main de la vieille dame et se mit à lui parler, elle s’éloigna vers la fenêtre, le dos tourné, pour regarder le ciel gris et doux les toits en ardoise les arbres et elle pleura.

Elles firent rouler son fauteuil jusqu’au poste de télévision à travers le couloir beige aux râles, aux vieux immobiles et aux posters jaunis.

Elles revinrent auprès du radiateur. La vieille dame y mit ses mains et dit c’est froid.

On va y aller, dit sa mère.

Elles embrassèrent ses joues fripées de vieille dame au monde réduit à un radiateur froid, à deux gorgées de limonade, à quelques mots extirpés d’une demi-conscience, à un corps qui continue tout seul, aux photos d’une vie qu’elle ne reconnaît plus, aussi sûrement que ça doit bien finir comme ça, une vie, dans un couloir beige aux posters jaunis.

Je reviendrai demain, dit sa mère.
Par kler
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Vendredi 13 février 2009


J’ai plaisir à écouter une chronique matinale intitulée « dans quel monde on vit ? » (Pierre-Marie Christin sur Europe 1). Depuis quelques temps, le réveil est brutal. Mais dans quel monde on a vécu jusqu’ici ?

 


On nous parle de la « crise », que certains avaient d’abord prédite de courte durée et sans gravité. Mais le sentiment que la crise fera date dans l’histoire, maintenant avéré, se confirme par quelques signes indirects. Quand on voit les chefs paniquer, faut-il à son tour paniquer ? Ou se réjouir ?

 


J’ai noté avec étonnement l’émergence récente d’une nouvelle figure dans les médias, celle du petit entrepreneur à la Weber. Europe 1 et France 5 en ont récemment déniché deux qu’ils ont interrogés comme s’ils étaient des messies. Et vous qui avez monté votre entreprise et créez des emplois, quel message adressez-vous au chef de l’Etat ? Les patrons de PME, nouveaux héros porteurs du bien commun ?


Avec en contrepoint un discours qui se libère sur les excès du grand patronat. Y compris à la tête de l’Etat. Scène surréaliste : le Président français demandant aux patrons de banque de renoncer à leurs primes mirobolantes au nom de la « décence ». Plus surréaliste encore, ceux-ci s’exécutant dans un salon de l’Elysée. Autre scène inimaginable il y a un an encore : une des premières mesures du nouveau président des Etats-Unis a été de plafonner le salaire des grands patrons de banque. Et sans que ceux-ci crient au retour du communisme. Autre scène étonnante : le magazine économique « Challenges » qui titre : « Wall Street dévoré par la cupidité ». Capitalisme déboussolé à la recherche de ses valeurs… et appels à sa « moralisation ». Avec bien peu de réflexions d’envergure derrière tout ça, pour revenir aux causes réelles de la chute. Un économiste m’a soufflé la réponse : le coupable serait la dérégulation à outrance des marchés financiers. Le problème est que ça date des années 70. Il ne m’a pas dit s’il y avait prescription.

 


En contrepoint des discours de la société spectaculaire, des faits. L’effondrement de la spéculation qui entraîne l’économie « réelle » dans son sillage. Les grands pourfendeurs de l’Etat qui en appellent à lui pour les sortir de la merde noire dans laquelle ils se sont mis (et nous avec), avec en prime quelques millions de dollars en poche. Ils font profil bas et on les comprend. Je me surprends à avoir des vieux relents de populisme en rêvant de soumettre les patrons de banque irresponsables et les spéculateurs zélés à la vindicte populaire. Le mouvement social des Antilles me semble d’une fraîcheur revigorante. Le profit astronomique de Total nous fait honte : que n’avons-nous eu honte avant ?

 


N’empêche, condamner ne résout rien. Et c’est peut-être ce qui affole tant nos dirigeants. Personne ne semble avoir de réelle solution. Faut-il continuer à vouloir la croissance effrénée à perte de planète ? On n’en est même plus sûr. La décroissance raisonnée est-elle une solution seulement pensable, avant même d’être viable ? Un économiste avisé - j’ose à croire qu’il en existe encore – m’a confié qu’il regardait avec amusement l’agitation désordonnée des cercles dirigeants. On n’imagine pas à quel point ils sont affolés depuis octobre, a-t-il dit, avant d’ajouter que leurs gesticulations et autres plans de relance n’y pourraient rien changer : la crise est aussi grave qu’en 29 – il s’y connaît bien, c’est un de ses domaines de spécialité -, effondrement bancaire en moins spectaculaire. Et il pronostique la relance d’ici 3 ans, engendrée d’elle-même, parce que des entreprises vont racheter des entreprises en faillite et recommencer à faire du profit et ça va repartir tout seul a-t-il conclu. J’aurais bien ajouté comme en 40 mais j’ai manqué d’à propos. Si l’histoire se répète – ce qui reste à prouver -, on a fort à craindre : la crise de 29 a été un des supports de l’émergence du nazisme. Et, à cette époque, ne planait pas le spectre de la fin du pétrole.

 


Reste une leçon indéniable : en temps de crise, le modèle de la sociale démocratie est celui qui réussit le mieux à protéger son peuple des aléas économiques. La situation américaine semble grave, celle de l’Angleterre pas meilleure. France et Europe du Nord : droit au chômage, assurance santé, retraite par répartition, éducation accessible au plus grand nombre, services publics ne sont plus des mots creux. La fonction de l’Etat n’est-elle pas d’assurer la protection du plus grand nombre et le bien commun, et non de permettre l’enrichissement de quelques uns ? Parisot, patronne du Medef, affirme toujours haut et fort que trop d’Etat étouffe. Il sauve aussi, parfois, du moins quand il ne fait pas faillite. Certains discours ont la vie dure.

 


Mais plus grave : on assiste à un retour de la misère de masse. Et ça c’est moins spectaculaire pour la politique-médias. Au moins 8 millions de personnes en situation de précarité rien qu’en France. Une famille qui n’arrive plus à boucler ses fins de mois c’est moins vendeur qu’un pilote de ligne qui pose son avion sur l’Hudson en sauvant 135 passagers. Quand on a besoin de sauveurs, tout est bon. A quel sein se vouer en ces temps de remise en cause des idéaux néolibéraux ? Face à cette brutale preuve par les actes que 30 ans d’économie spéculative nous ont menés là ? Comment les défenseurs acharnés du libre, libre, libre – et certains plus que d’autres – peuvent-ils à ce point continuer à penser ce qu’ils pensent tout en criant famine aux caisses de l’Etat ? Une idéologie ne peut-elle que se fissurer quand les actes la démentent et que ceux là même qui en étaient les défenseurs viennent à en douter ? Le mensonge ne peut-il que s’écrouler quand plus grand monde n’y croit ? La chute risque d’être lente, comme au temps du dégel – et puis un jour crac, c’est le mur de Berlin qui se fissure et emporte avec lui le communisme comme un vulgaire caillou. Y aura-t-il un mur du capitalisme effréné ? D’où viendra la fissure ?

 


J’ai peur d’un retour aux idéologies défensives, au nationalisme, au populisme, au fanatisme, à l’expression des haines et des replis, comme en Russie. J’ai peur d’un retour de l’éternelle boucherie quand les énergies – pétrole et gaz en tête – (re)deviendront des trésors de guerre. Je rêve de penseurs d’un monde d’après, après le boursicotage honteux, après le pétrole qu’on croyait intarissable, après la croissance qu’on croyait infinie, dans ce qu’il faut bien appeler un drôle de monde dans lequel on vivra.
Par kler
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Vendredi 9 janvier 2009
La bande annonce de mon home maid movie, Los Angeles, Denver, Obama, bientôt en DVD!

(Voilà ce qui m'occupe tant en ce moment!)


Par kler
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Dimanche 4 janvier 2009

Une promenade dans le quartier industriel de Troyes

























































































































































































Par kler
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Dimanche 4 janvier 2009

Cesser de croire à sa toute puissance… mais à quoi d’autre, alors ?


Je terminerai mes chroniques indiennes par un sujet que vous attendez tous et pour cause : le voyage en Inde serait surtout folklorique s’il n’y avait la fameuse « spiritualité indienne ». Ca me rappelle un vieux bouquin des années 70, « L’Inde, phénomène spirituel » (ne me demandez pas comment il est arrivé dans ma bibliothèque, je ne sais plus !). Les religions indiennes – dont le bouddhisme, qui est aussi une pratique religieuse, j’insiste et après réflexion je signe – ne lassent pas d’intriguer. Et pour cause : que celui qui y comprend quelque chose me contredise ! Catherine Clément, dans « Promenade avec les dieux de l’Inde », note avec malice que même les plus grands indiannistes peinent à recenser les innombrables variantes des croyances indiennes. Un vrai dédale de dieux gentils ou méchants – souvent les deux, rien n’est simple -, qui couchent ensemble, se battent, se reproduisent sous des formes étranges, se séduisent en méditant… Même Bouddha rigole, c’est pour dire ! Un joyeux bazar arrosé de couleurs, de fleurs, d’encens et de temples. Ca fait plaisir à voir.

Première caractéristique : rien n’est stable en matière de dieux. Tout coexiste, mieux, tout est assimilé. Jésus est devenu un avatar de Vishnou, de même que Bouddha. Il existe plusieurs variantes expliquant la défense manquante du dieu éléphant, Ganesh (mon préféré).  


Deuxième caractéristique : vous êtes plutôt Brahma, Shiva, Vishnou, Krishna ou Bouddha ? Le choix est vaste. Un Indien m’a dit que ça dépend des jours… Un autre m’a dit que j’avais l’énergie de Krishna et la sagesse de Vishnou (drôle de technique de drague).


Troisième caractéristique : prenez les valeurs occidentales et inversez le tout. Si les valeurs occidentales sont de croire en soi (ambition personnelle), nécessité de s’aimer (ai-je dit narcissisme ?), quête de reconnaissance et de postérité, dans des valeurs de conquête, de lutte (confère les JO cette année), celles-ci sont de ne plus croire à soi (voie de la sagesse) et d’accepter sa condition, fruit de son karma et de ses vies passées. Avec l’envers du décor d’un point de vue social. Le vœu de tout bouddhiste ou de tout hindouiste, si j’ai bien compris, est de renaître dans une vie meilleure pour, à terme, se dissoudre dans le tout cosmique. Ce qui implique de laisser tomber l’illusion d’un soi autonome et indépendant. Les objets du désir seraient illusoires. Il est dit que tout est en interdépendance, en lien, tout passe et tout renaît sous une autre forme. Seule certitude : le mouvement. Pourquoi accorder tant d’importance à des choses qui ne font que passer ? Et pourquoi notre petite personne aurait-elle plus d’importance que quelqu’un d’autre ? Ca donne à penser.

Conséquence : on essaye de comprendre quelque chose à ce bazar et c’est quand on croit enfin y arriver qu’un hindou mâtiné de bouddhisme – un indien normal qui fait sa sauce divine – nous dit qu’on se goure du tout au tout. La première chose à apprendre, c’est à désapprendre. Les voies de la sagesse orientale sont ironiques et ça, c’est plutôt plaisant. Echange Christ en croix moribond et Vierge sainte n’y touche contre Shiva bandant et Bouddha riant aux éclats.




Divinité hindoue



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 





 

 Bouddha et un démon

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 









Petit garçon jouant au monastère
 




























Petit garçon montant une caisse bien lourde (avec notre aide)





























Conclusion 

Le voyage en Inde a été comme un raccourci historique, une plongée dans un univers où différentes époques semblent coexister.
Mais j’ai trouvé bien plus que du dépaysement et bien plus que du bazar : j’ai trouvé la réponse à certaines de mes questions. Mais ça, ce sera pour une autre fois, sous une autre forme…











Par kler
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Dimanche 14 décembre 2008
Piger les règles du business… which is business, after all

En tant que voyageurs, mieux vaut se défaire de nos habitudes des rapports commerciaux : il faut quelques temps pour réaliser que nos schèmes sont inadaptés. Confusion entretenue par quelques Indiens futés... Si la politesse reste de règle, après, tout est bon pour réussir à nous soutirer quelques roupies.


Première caractéristique : Les Indiens ne vous diront jamais non. Vous pouvez m'emmener à tel endroit ? Le chauffeur de rickshaw préférera tourner pendant 45 minutes à la recherche de son chemin que de vous dire qu'il ne sait pas où c'est. Vous vendez des feuilles de fenugrec ? (ah les feuilles de fenugrec... j'en aurai embarrassés des vendeurs !) Le vendeur préférera farfouiller dans son stock pendant 10 minutes et vous laisser deviner qu'il n'en a pas (c'est long, 10 minutes) que de vous dire qu'il n'en a pas. Il faut croire que dire non est un manque de politesse.

Deuxième caractéristique : La vérité est un concept relatif, ici plus qu'ailleurs. Le Lonely Planet nous avait prévenus : certains n'hésitent pas à mentir comme des arracheurs de dents pour vous attirer dans les filets d'agences de tourismes peu scrupuleuses. Genre vous dire, alors que vous faîtes la queue pour acheter un ticket de bus, que tout est complet et vous vendre un ticket... plus cher ! Je me suis pourtant fait avoir : un chauffeur de rickshaw a proposé de m'emmener à « l'office du tourisme », ce que j'ai bêtement accepté, office qui se trouvait être une petite boutique perdue dans une rue sombre où ses complices avaient ajouté un panneau « office du tourisme gouvernemental » à la va vite. Je me suis enfuie en vitesse.


Conséquence : on réapprend que le commerce distord les relations humaines au point de faire passer la vérité pour une idée fausse. Et d'apprécier outre mesure la moindre conversation sans arrières pensées commerciales.







Rue de Delhi






























Quartier de Delhi
























Vente de chips à 4500 mètres d'altitude































Vendeurs de rue


























Vendeur de je ne sais quoi

Par kler
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Mardi 11 novembre 2008
I'm back!

Je sais, je n'ai pas fini mes chroniques d'Inde (ça vient, ça vient...) mais entre les deux voici un petit clip monté avec des photos d'outre altantique!

La suite, comme son nom l'indique, suivra...

Bises

Kler

Par kler
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Mercredi 1 octobre 2008
Songer à relire Marx


Pendant qu'on est en vacances… les Indiens, eux, travaillent ! Et pas qu’un peu. Ils se démènent à l’indienne avec leur nonchalance coutumière.

 

Première caractéristique : il n’y a pas de compression de personnel dans les services. Compter au moins 3 serveurs pour vous au restaurant, 2 guichetiers à la poste, 3 chauffeurs dans un même bus…

 

Deuxième caractéristique : les gens travaillent sans compter. Certes, je n’ai pas demandé les contrats de travail (les quoi ?), mais je n’ose imaginer de nombre d’heures maximum, de temps de pause obligatoire ou de salaire minimum, encore moins de congés (ou autres luxes occidentaux). On m’a dit « ici, quand t’as rien à manger, tu bosses, tu t’en fous des heures ». Logique. Donc ça donne des dhaaba (échoppes alimentaires) ouvertes jour et nuit sur le moindre bord de route, des chauffeurs de bus qui roulent 22 h d’affilée, des gamins qui charrient des pierres...

 

Troisième caractéristique : faire tout et n’importe quoi, ou, à défaut, mendier. Comme dans d’autres pays « pauvres », tout est bon à vendre, réparer, revendre. L’imagination n’a pas de limites en ce domaine. Il existerait même des mendiants qu’on me dit « professionnels » qui suivraient les migrations touristiques. Il paraît aussi que certains seraient maintenus en état de délabrement physique pour rapporter de l’argent à des gangs… en tout cas, certains sont passés maîtres dans l’art de la mendicité (yeux tristes, argumentaire, suivre et ne pas lâcher…).

 

Conséquence : on songe à Marx derrière un chauffeur de bicycle rickshaw qui vend sa sueur pour quelques roupies par 35° C alors qu’on est tranquillement assis à l’arrière, bourgeois que nous sommes – tout en refusant l’aumône au 15e mendiant de la journée. Empêtrés dans nos paradoxes.




Dhaaba à la gare routière de Delhi


















Ouvriers refaisant une route à 4000 mètres d'altitude, Himalaya, loin de tout



































Adultes et enfant chariant des pierres


















Vendeurs de pneus recyclés à Delhi





Par kler
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